En deux ans d’existence, le média en ligne Mesdames, lancé par Alexandra Crucq avec la complicité de Maïtena Biraben, a déjà séduit plus de 1,3 million d’abonnés. De quoi pousser ses créatrices à franchir un nouveau cap en montant sur plusieurs scènes de France, dont celle du théâtre Sébastopol, le dimanche 4 octobre (18 h).
Sept femmes de plus de cinquante ans (Alexandra Crucq, Maïtena Biraben, Ariane Masenet, Sonia Dubois, Nathalie Giraud Desforges, Caroline Coldefy et Mamzelle Viviane) viendront à la rencontre de leur public pour évoquer des sujets qui les touchent au quotidien. « On a une communauté fidèle, engagée, grandissante et extrêmement participative, se réjouit Alexandra Crucq. On n’a évidemment pas le temps de répondre individuellement à tout le monde et c’est l’une des belles raisons pour lesquelles on avait envie de rencontrer les gens en vrai. »
L’idée est de partager un bon moment, de dépasser les idées reçues sur les affres de l’âge et, à l’inverse, de montrer que vieillir est une chance. « Le but, c’est que les personnes qui viendront voir le spectacle en ressortent avec le sourire, fières de qui elles sont et de l’âge qu’elles ont, insiste Alexandra Crucq. On va essayer de varier les émotions, basculer du rire aux larmes. On sera beaucoup plus dans la joie, mais on ne s’interdit pas des moments qui vont être un peu rudes, un peu tristes, mais toujours authentiques, parce que la vie, ce n’est pas juste un long fleuve tranquille, on le sait bien. On va aller dans tous les endroits de l’intime des femmes qui ont notre âge aujourd’hui. »
Différentes thématiques, comme les addictions, les premières fois, le surpoids ou la gentillesse, devraient être abordées à tour de rôle par cette joyeuse bande, guidée par un metteur en scène, Martin Dust. Parolier pour certains artistes, il tient aussi le Cabaret de Poussière à Belleville.
Les novices de la scène pourront en permanence compter sur le soutien des habituées des plateaux. « Le conseil que j’ai pu donner, c’est d’être tout le temps sincère, authentique, indique Sonia Dubois. L’avantage, c’est que même si elles seront scénarisées, ce seront de nos vies dont nous parlerons dans nos interventions. On n’a pas besoin de composer de personnages. »
Dans la salle, les Mesdames en vraies s’attendent évidemment à découvrir une majorité de femmes, mais les hommes sont aussi les bienvenus. « On rêve d’avoir des hommes, mais aussi plusieurs générations, que certaines viennent avec leurs filles, leurs fils… »
Mesdames en vraies !, le dimanche 4 octobre (18 h), au théâtre Sébastopol à Lille.