Début juin, lors du festival CineComedies à Lens, le réalisateur Mohamed Hamidi se réjouissait en évoquant la sortie de son prochain film, « Tombé du ciel ». « Quand j’ai découvert le sketch d’Ilyes Djadel au Marrakech du rire, je l’ai trouvé super, expliquait-il à l’époque. J’ai mis en scène son premier spectacle. On s’est dit que son parcours pourrait faire un film génial, on s’est mis à l’écrire. Je ne fais plus trop de pronostics, car le public est parfois surprenant, mais j’ai l’impression que ça peut faire quelque chose de bien. »
Trois mois plus tard, on peut dire que l’homme ne s’est pas trompé. Avec déjà plus de 1,5 million d’entrées, « Tombé du ciel » est l’un des gros succès de cette fin d’été. Une réussite liée notamment à un casting multigénérationnel avec des habitués du box-office comme Josiane Balasko, Fred Testot et Jamel Debbouze, et des talents plus méconnus comme Bakary Diombera et Momo Rocma, qui incarnent Ousmane et Momo, les potes roubaisiens d’Ilyes (Ilyes Djadel).
Si Bakary Diombera a déjà une quinzaine de films ou séries à son actif, Momo Rocma fait, lui, ses grands débuts au cinéma. « J’ai été pris de manière inattendue. À la base, le rôle était pour un Kévin et je n’ai rien à voir avec un Kévin, sourit-il. J’ai découvert un monde que je ne connaissais pas et je suis tombé amoureux du cinéma. Je vais prendre des cours de théâtre, essayer de me professionnaliser pour pouvoir faire d’autres castings, d’autres films. Bakary va m’aider, je suis bien entouré. »
Un lien s’est noué entre les trois hommes, bien au-delà du film, et chacun espère que d’autres projets en commun verront le jour. « Je ne connaissais pas Ilyes, j’avais bien sûr vu son sketch comme tout le monde, mais quand on m’a appelé pour faire des essais, il y a tout de suite eu une alchimie qui s’est créée et ça a donné le film que vous avez vu, poursuit Bakary Diombera. Ilyes a réussi à tous nous embarquer dans cette aventure. »
« C’est un peu l’histoire du film, finalement : des gens différents qui se rassemblent pour faire des choses bien ensemble, concluent les deux comédiens. Sur le tournage, il n’y avait pas de hiérarchie, tout le monde était traité de la même manière. Josiane (Balasko), un monument du cinéma, venait nous donner des conseils, Djamel (Debbouze) venait boire un thé avec nous. » Une complicité qui transpire dans ce film, toujours à l’affiche pour ceux qui seraient passés à côté.
« Tombé du ciel », un film de Mohamed Hamidi, toujours au cinéma.