L’ancien trublion du Morning Live, des Bratisla Boys et des différents films de Michaël Youn apparaît de plus en plus dans des fictions pour la télévision. Il vient ainsi de rejoindre la brigade des mineurs de Léo Mattéï pour la treizième saison, actuellement diffusée le jeudi soir (21 h 10) sur TF1.
Est-ce que vous connaissiez la série Léo Mattéï avant qu’on ne vous la propose ?
« Je n’étais pas un téléspectateur assidu, mais je connaissais évidemment la série. Il m’était arrivé de regarder certains épisodes et, surtout, avec Jean-Luc Reichmann, on se connaît depuis des années. Quand il m’a proposé de rejoindre l’équipe, j’ai dit un grand oui, car je savais où je mettais les pieds. C’est quelqu’un de bienveillant : à chaque fois qu’on se croisait et qu’il me posait une question, il écoutait réellement ma réponse, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce métier. J’ai toujours aimé ça chez lui. »
Le fait que ce soit la vie d’une brigade des mineurs, que cela touche à la protection de l’enfance, a-t-il joué dans votre décision ?
« Oui, je suis père de famille, j’ai quatre enfants, donc ça me parle, ça me concerne, d’autant que l’une de mes filles a subi un peu de harcèlement scolaire. »
Parlez-nous un peu de votre personnage, ce commissaire Trimoulin un peu fantasque ?
« Oui, c’est quelqu’un de lunaire, un peu hors sol, un peu hors contexte, qui essaie de gérer la brigade. Ce qui est génial, c’est que Jean-Luc et Nathalie Lecoutre, la réalisatrice, m’ont fait confiance. J’ai pu proposer plein de choses. Après, ce n’est pas forcément évident de jouer un personnage un peu léger par rapport à l’intensité des sujets traités. Jean-Luc m’avait donné comme référence Les Vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati et j’ai trouvé ça génial, cette espèce de folie douce. Alors j’ai plongé là-dedans. »
Comment débarque-t-on dans une série déjà installée depuis tant de saisons ?
« On essaie d’amener de la singularité, ce qui peut permettre de donner une nouvelle couleur au personnage de Léo à travers les rapports qu’il entretient avec nos nouveaux personnages. Après, la force de Jean-Luc, c’est aussi de réunir de belles personnes. On s’est tous très bien entendus sur le tournage. Je ne connaissais pas du tout Louvia Bachelier et, avec Gwendal Marimoutou, on s’était croisés sur le tournage de l’émission Le Meilleur Pâtissier, mais là, je l’ai vraiment découvert. Pour l’anecdote, j’ai halluciné quand j’ai appris que son père était le chanteur des Babylone Fighters, un groupe de ska-punk des années 1990. J’étais ultra-fan de ce groupe quand j’étais adolescent. »
Léo Mattéï, suite de la saison 13, ce jeudi 19 février (21 h 10) sur TF1.