Parmi les nouveaux visages de la Star Academy, les téléspectateurs ont pu découvrir la Québécoise Lydia Bouchard. Rencontre avec la nouvelle professeure d’expression scénique, ancienne metteuse en scène du Cirque du Soleil, danseuse, chorégraphe et ancienne jurée de « Révolution », une émission très populaire au Québec.
Comment êtes-vous arrivée dans ce programme ?
« C’est le producteur Mathieu Vergne qui m’a appelée en me demandant si j’étais prête à partir quatre mois loin de chez moi. J’ai quand même passé une audition et il a dû trouver que j’avais quelque chose à apporter aux élèves. Quand un cadeau comme celui-là se présente, il faut le prendre. »
Est-ce que vous connaissiez le programme ?
« J’ai participé à l’émission au Québec. J’ai été directrice artistique invitée : j’avais carte blanche pour préparer un numéro, une chorégraphie avec les élèves. Lara Fabian était alors la directrice de cette promotion. C’est un beau cœur, une femme d’une générosité extraordinaire.
J’ai vu des images des saisons précédentes en France, et surtout de la dernière saison. Je ne suis pas aussi au point que mes collègues qui ont participé aux autres saisons, mais je vais m’y mettre. Même si le format me semble un peu plus intime au Québec, l’ADN et la mécanique de l’émission sont les mêmes dans les deux pays. »
Quelles sont les grandes lignes de votre méthode de travail ?
« J’attends que les élèves partagent des choses très personnelles. Il faut donc que je prépare un terreau fertile pour cela. Je suis exigeante mais bienveillante, totalement transparente. Je pense, par expérience, que l’on peut tout se dire. Il faut être honnête, sincère. Je vois cela comme une marque de respect. »
Vous êtes très connue au Québec et vous allez rapidement le devenir en France. Comment gérez-vous la notoriété ?
« Pour l’instant, je n’en suis pas encore là, je suis dans un doux déni. Au Québec, à la base, j’étais une danseuse classique. Devenir célèbre n’était ni une option ni même une envie. J’ai passé des années à danser sur des scènes partout dans le monde sans que jamais personne ne me reconnaisse. Puis, la notoriété est arrivée d’un coup. Mais les gens ont toujours été respectueux à mon égard. J’ai confiance dans le public français pour qu’il en fasse de même. »
Avez-vous échangé avec Mel Charlot, que vous connaissez bien et qui est venue en France comme juge dans l’émission Danse avec les stars ?
« C’est même la première personne que j’ai appelée quand j’ai su que j’étais prise. C’est une vraie amie. Je lui ai posé des questions, je lui ai parlé de mes insécurités et elle a été à l’écoute. Elle m’a dit ce dont j’avais besoin. »
La Star Academy accueille des artistes internationaux, mais propose aussi beaucoup de chansons françaises. Êtes-vous à jour dans ce répertoire ?
« On est toujours amené à découvrir des artistes que l’on ne connaît pas. Je fais en sorte de parfaire ma culture de la musique actuelle. Mais, pour le reste, nous nous nourrissons mutuellement les uns des autres et nous avons des références communes : Aznavour, Bécaud, Piaf, Brel… On grandit avec les mêmes choses que vous. »
Vous allez être professeure à la Star Academy, mais vous avez été de l’autre côté de la barrière en participant à The Voice au Québec. Que gardez-vous de cette expérience ?
« J’étais dans une période où je passais beaucoup d’auditions pour des comédies musicales. J’étais très stressée à l’idée de me retrouver face à quelqu’un et j’ai fait ça pour surmonter cette peur. Je suis passée juste après Charlotte Cardin. J’aime chanter, mais je n’avais pas l’ambition d’en faire mon métier. J’étais davantage danseuse. Je l’ai fait pour le plaisir. »
Deuxième prime de la Star Academy, ce samedi 17 octobre (21 h 10) sur TF1.