
Professeur d’urbanisme à l’université de Lille, Didier Paris s’est lancé il y a sept ans dans l’écriture de polar. Trois romans sont déjà parus aux éditions Complicités et un quatrième est en cours de relecture. Après Cristal de fer qui emmenait les lecteurs entre Lille et Bruxelles et Abymes, entre Paris et Cannes, l’intrigue de son troisième livre Dunkerque Paradise, qu’il est venu dédicacer récemment au salon du livre de Bondues, se noue entre Dunkerque et Avignon. « J’enseigne l’urbanisme, j’aime donc que les villes soient présentes en toile de fond, qu’elles soient quasiment des personnages, indique Didier Paris. Ça permet de créer des atmosphères différentes et j’essaie de caler les ambiances urbaines avec la psychologie des personnages. »
Dunkerque constitue donc le nouveau terrain de jeu du duo d’enquêteurs, Marianne Weber et Alexandre Verstraete, que l’on avait découvert dans son premier roman. Il leur faut cette fois élucider les raisons de la mort d’un SDF, dont le corps a été retrouvé carbonisé dans les dunes de Leffrinckoucke, qui se faisait appeler Némo mais dont personne ne connaît la réelle identité. « Il était figurant sur le tournage d’un film, proche d’une association de migrants et on a retrouvé des doses de cocaïne dans ses affaires, précise l’auteur. Sa mort est-elle liée au tournage du film ? A-t-il été victime d’un groupe de bikers qui violentent les SDF ou de passeurs de migrants avec lesquels il se serait acoquiné ? »
Alors qu’une journaliste, Laure Hazebrouck mène aussi l’enquête de son dossier, un indice va envoyer nos policiers du côté d’Avignon, où ils vont commencer à assembler les pièces du puzzle.
« Dunkerque paradise », Didier Paris, éditions complicités, 17 €.