Dans la vie, il y a des opportunités qu’il faut saisir, Camille Aguilar l’a bien compris, et c’est ce qui lui permet de partager l’affiche au cinéma avec Kev Adams et Chantal Ladesou dans La Maison de nos rêves.
Sollicitée pour passer un casting alors qu’elle devait être membre du jury d’un festival, la comédienne a su forcer le destin. « J’ai reçu la proposition de Léa Moszkowicz, une super directrice de casting mais je n’étais pas disponible à la date souhaitée. Je lui ai demandé s’il était possible de venir le jour même, se souvient-elle. Elle a accepté, m’a envoyé les scènes et m’a donné un maximum d’informations sur le rôle, mais je n’ai eu que quelques heures pour le préparer. »
Une semaine plus tard, elle était rappelée. « Le réalisateur voulait me revoir. Je me suis retrouvée dans un bureau avec Claude Zidi Jr. et Kev Adams. Il y avait d’autres comédiennes avant et après moi. Je me souviens m’être mise sous le porche de l’immeuble, avoir mis du flamenco dans mes oreilles et avoir commencé à danser, en me disant de vivre pleinement le moment présent. »
Alchimie avec Kev Adams
La suite, vous la connaissez : Camille Aguilar a décroché le rôle. Un bonheur pour cette jeune femme attirée par la comédie depuis son plus jeune âge, biberonnée aux films de Louis de Funès, même les moins connus.
Apparue, depuis ses débuts, dans de nombreuses séries et fictions, mais aussi dans plusieurs longs métrages, elle s’est véritablement révélée dans Papi Sitter, aux côtés de Gérard Lanvin et d’Olivier Marchal. Cette fois, ce sont deux références de la comédie française qu’elle a donc eu l’occasion de côtoyer pour La Maison de nos rêves. « J’étais très intimidée à l’idée de jouer avec Chantal. C’est un sacré personnage, mais c’est surtout quelqu’un de doux, de clairvoyant et d’une grande bienveillance. Elle a un très joli cœur, cette femme. »
La rencontre avec Kev Adams fut tout aussi réussie. « Je l’avais vu dans quelques films, mais je ne le connaissais pas et, pourtant, il y a tout de suite eu une vraie alchimie », assure-t-elle. Idéal pour incarner ce couple qui cherche à acheter une maison et qui va connaître quelques déconvenues.
« Ce qui m’a plu dans ce projet, c’est que mon personnage avait autant de présence que celui de Kev, poursuit-elle. Souvent, quand je reçois des scénarios, notamment dans les comédies, la nana est là pour servir le mec. Là, elle a totalement sa place et c’est une fille qui a du tempérament. En plus, toutes les folies à faire ensemble, c’était hyper jouissif à jouer. Je ne suis plus un nourrisson, mais je me considère encore comme un bébé actrice et ça a été une chance de pouvoir interpréter ce rôle, de le pousser. »
Spontanée et authentique
Spontanée et authentique, Camille Aguilar a bien compris que sa nature profonde était sa plus belle force. Elle croque donc à pleines dents dans tous les projets qui la séduisent.
Elle a récemment tourné dans la cinquième saison de Face à face, une série avec Constance Gay et Claire Borotra. On la retrouvera également en janvier au théâtre, un art qu’elle apprécie particulièrement, dans une pièce de Rudy Milstein.
Récemment, elle a aussi suivi, « par curiosité », un stage de « seul en scène », histoire d’élargir au maximum le champ des possibles. Son moteur ? Le plaisir. Celui de découvrir, celui d’apprendre et, surtout, celui de jouer. « Je pense que, quand on prend du plaisir dans ce qu’on fait, les gens le ressentent et en prennent également », estime-t-elle.
Désormais armée d’une confiance en elle bien plus solide, Camille Aguilar est prête à partager des émotions, quelles qu’elles soient, le plus longtemps possible.
La Maison de nos rêves, un film de Claude Zidi Jr., actuellement en salles. Avec Camille Aguilar, Kev Adams, Chantal Ladesou, Jonathan Lambert…