Grande consommatrice de séries, fan de Lost, Prison Break, The Walking Dead, 24 Heures chrono, Le Bureau des légendes et surtout Game of Thrones, ou plus récemment de Pluribus, Querer et surtout Empathie, Caroline Anglade ne pouvait pas rater le Festival de la fiction de La Rochelle.Même si elle n’avait pas, cette année, de projets à y défendre, la comédienne ne manque pas d’actualité.
Depuis quelques jours, la série Deadline est disponible sur la plateforme Ciné+ OCS. « C’est une série un peu atypique, un peu dans l’esprit d’Empathie, mais avec, bien sûr, moins de moyens, précise-t-elle. L’histoire, c’est celle d’une jeune femme, jouée par Soko, addict aux opioïdes et qui doit de l’argent à ses dealers. Elle va donc se faire embaucher dans un service de soins palliatifs pour avoir facilement accès à des drogues, mais elle va se faire griller par des patients. En échange de leur silence, ils vont lui demander d’accomplir leurs rêves de fin de vie. Je joue la directrice de ce service, qui va finir par comprendre que quelque chose cloche, mais qui, aux côtés du personnage de Soko, va réapprendre à se lâcher, car elle a consacré sa vie à son métier et elle s’est un peu oubliée. Elle va se révéler différemment. »
L’autre grosse actualité, c’est la diffusion de la fiction Oradour, ce jeudi 24 septembre à 21 h 10, consacrée à la tragédie du village d’Oradour-sur-Glane, dont quasiment tous les habitants ont été tués par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale et qui a été conservé à l’identique. « Je connaissais évidemment cette histoire. J’ai revu récemment un documentaire et entendu un podcast sur Affaires sensibles, mais je ne suis jamais allée sur place, confie-t-elle. Je compte bien y aller en famille, mais tous ceux qui l’ont déjà fait m’ont dit que c’était glaçant. Le scénario de cette fiction m’attirait, j’aime beaucoup le travail du réalisateur Pierre Aknine et la surprise, ça a été de partager l’affiche avec Matt Pokora, qui est à l’initiative du projet. » Caroline Anglade y incarne Marie, une mère de famille célibataire qui retrouve son amour de jeunesse, incarné par Matt Pokora, actif dans la Résistance en ces temps de guerre.
Pour préparer son rôle, l’actrice a effectué un important travail de recherche : « J’avais besoin de relire des choses, de m’immerger totalement dans l’histoire, de comprendre ce que les gens ont vécu, les femmes, les mères… Pierre nous a aussi nourris. Il est très cultivé et parle de l’histoire comme personne. On s’est beaucoup référés à lui quand on avait des doutes, des questions. Après, on part de faits réels, mais ça reste une fiction. À l’intérieur de la grande histoire, il y a plein de petites histoires. »
Sa rencontre avec Matt Pokora fut une agréable surprise : « Il avait vraiment à cœur de raconter cette histoire, il était très impliqué, concentré, à l’écoute. C’est quelqu’un d’assez étonnant, posé, altruiste. »
D’autres projets arriveront plus tardivement, dont une fiction, probablement pour Noël, avec François-Xavier Demaison pour TF1 ; une série, Harceleurs, avec Virginie Ledoyen sur le harcèlement scolaire pour France Télévisions ; et prochainement le tournage de Meurtres à Trappes, réalisé par Jamel Debbouze, avec notamment Paul Deby et David Salles.
Oradour, ce jeudi 24 septembre (21 h 10) sur TF1 ; Deadline est déjà disponible sur Ciné+ OCS;